Paul Challan Belval, Vitrailliste auprès du sourire de Notre-Dame de Chartres

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Vierge du signe

article du jeudi 12 décembre 2019, par Paul Challan Belval
mise à jour le lundi 13 juillet 2020

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 Le vitrail

Ce vitrail de la Vierge, a été créé d’après l’icône écrite à Novgorod au XVI siècle, appelée « Vierge du signe », en référence à la prophétie d’Ésaïe :
« Le Seigneur lui-même vous donne un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera du nom d’Emmanuel… » Ésaïe VII, 14.

Ce sont les noces d’argent d’époux ayant fait ménager dans leur maison un oratoire qui a été l’évènement déclencheur de la commande du vitrail.

Voici le dessin préparatoire, visible par le lien vers l’article qui suit : https://www.paulvitrail.fr/La-Vierge-du-signe

Voici la vidéo de toutes les étapes du travail :
https://www.paulvitrail.fr/Creation-du-vitrail-de-la-Vierge

Le vitrail mesure 95 / 42 cm, et est composé de 128 pièces de verre, dont 32 filets bordures. Il a exigé 142 heures de travail du dessin à la mise en double-vitrage, sans compter les heures de travail de la stagiaire Mathilde Bombeaux, plus de 70, à quoi s’ajoutent les quelques heures des ouvriers de SOTRAVER…

 Autre éclairage

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Cette prise de vue a été faite en lumière artificielle, dans le laboratoire du club photo de Chartres, par le photographe Gonzague Perney. La photographie d’un vitrail est difficile, car seul un arrière-plan varié en lumière naturelle indirecte permet de faire ressortir les nervures des verres antiques…mais alors l’arrière plan apparaît en transparence, comme sur la photo en tête de page.

La photo de tête de page, qui laisse deviner en arrière-plan une cour intérieure attenante à la place du Cygne, à Chartres, a été prise le 9 décembre 2019 au matin, jour de la fête liturgique de l’Immaculée Conception.

Ci-dessous, une représentation de la Vierge du signe, ou Vierge platytera.

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  Le travail de reprographie

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Avant de découper chaque calibre de papier correspondant aux pièces de verre, le dessin est reprographié en transparence. Ici la stagiaire du GRETA Limoges, Mme Mathilde Bombeaux, travaillant sur le visage.
Avant cela, il y a eu 18 heures de dessin, 2 heures de reprographie pour la maquette, 5 heures de travail à l’aquarelle, ainsi que les heures de préparation du gabarit, et de plan tracé sur la table du future montage.
Voir le dessin préparatoire, visible par le lien vers l’article qui suit : https://www.paulvitrail.fr/La-Vierge-du-signe

 Le travail de coupe

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Le travail de coupe est toujours suivi, lorsque le montage doit être en « tiffany », du travail de meulage à le meule diamantée. Ci-dessus un meulage particulièrement profond, qui ne fait pas seulement égaliser mais creuse le verre pour des pièces impossibles à obtenir au coupe-verre. Il s’agit ici de la pièce qui entoure l’Enfant-Jésus.

 La gravure à l’acide

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La gravure au fluorure d’hydrogène (acide fluorhydrique) permet d’obtenir les ajours translucides, comme ici sur cette feuille de verres antiques plaqués bleu sur blanc, qui permet de révéler l’Esprit-Saint sous la forme de la colombe. Pour cela la pièce a été filmée, le film plastique découpé au scalpel, puis le tout plongé dans le bain d’acide à 40 % sous hotte-aspirante, à cause du grand danger causé par cet acide, qui attaque tout ce qui porte la trace de calcium.

 La peinture sur verre

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Précieuse photo de l’instant où, après avoir appliqué la grisaille au pinceau, le trait est affiné grâce à une pointe-éguille. Le visage, mesure 63 millimètres de la pointe du menton à la raie des cheveux.

 Le sertissage

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Selon la technique inventée fin XIX° par l’américain Louis Comfort Tiffany, les verres sont sertis de bandes de cuivre, ce qui permet des joints très fins, si les pièces ont été soigneusement ajustées.
Puis les cuivres sont assemblés à l’étain, grâce à un fer chauffant à plus de 360°.

 La mise en double vitrage

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Après un double nettoyage à la sciure de bois et à l’alcool, cette opération a été effectuée dans l’entreprise SOTRAVER, à Voivres-lès-le-Mans, après que les verres aient nécessité une coupe au gabarit, en bois. Ici la fin de l’opération, après l’ajustement des intercalaires et la pose des verres extra claires, la presse de l’ensemble, avant l’application du joint en polyuréthane. En remerciant la stagiaire Mathilde pour ses photos.

 Remerciements

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Aux époux commanditaires et à leurs amis donateurs à l’occasion de leurs noces d’argent.
A la stagiaire Mme. Mathilde Bombeaux pour son aide sans compter les heures.
A M. Hervé Loire pour son aide dans le choix des verres turquoises.
A l’entreprise SOTRAVER, ses cadres et ses ouvriers, pour leur travail et leur accueil.
A M. Gonzague Perney pour ses photos, prises en trois séances : à l’atelier, dans le vif du travail, en studio le 5 décembre, et sur fond de jardin le 9 décembre, ainsi qu’aux stagiaires du GRETA de Chartres Valérie et Karine qui ont été alors ses assistantes..

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